
13 rue Jean Duplessis
La Bernerie en Retz
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jeu. 08 janv.
|La Bernerie-en-Retz
Café-lecture : prix littéraire de l'Embellie
Pour le prochain café-lecture, nous vous proposons de découvrir la séléction des 5 finalistes du prix littéraire de l'Embellie. Lisez un ou plusieurs des livres de la sélection et venez échanger sur vos impressions !
Date et lieu
08 janv. 2026, 18:00 – 19:30
La Bernerie-en-Retz, 13 Rue Jean Duplessis, 44760 La Bernerie-en-Retz, France
Infos de l'événement
Quitter la vallée, Renaud de Chaumaray, 20€
Au coeur du Périgord, dans la vallée de la Vézère, Clémence et son fils trouvent refuge dans une maison isolée afin d'échapper à la violence d'un homme. Dans ce lieu resserré, vert et minéral, ils peuvent enfin essayer de se reconstruire. Non loin de là, Fabien se prend à rêver : et s'il venait de découvrir une grotte ornée de peintures préhistoriques ? Accompagné de sa fille, le spéléologue amateur, employé à Lascaux IV, se lance dans l'exploration de la cavité inconnue. Dans le village voisin, Guilhèm, un jeune paysan, fait la rencontre de Marion, une vacancière au charme magnétique à laquelle il décide de dévoiler les secrets de sa vallée. Mais un jour, devant la vieille demeure, alors que Clémence avait laissé son fils jouer sans surveillance, le petit garçon disparaît... Par ces trois récits qui révèlent peu à peu leurs ramifications invisibles et dessinent une fresque inattendue, ce roman offre une plongée haletante dans un territoire où le temps et la roche se confondent. Servi par une langue éblouissante, Quitter la vallée raconte le désir farouche que l'on éprouve, tôt ou tard, d'échapper à sa propre condition.
Le monde est fatigué, Joseph Incardona, Finitude, 21€
« Il y a tellement de bruit alors qu'il faudrait du silence, canaliser l'émotion, poser une compresse fraîche sur la folie du monde. ». Êve est une sirène professionnelle qui nage dans les plus grands aquariums du monde. Mais personne n'imagine la femme brisée, fracassée, que cache sa queue en silicone. Quelqu'un lui a fait du mal, tellement de mal, et il faudra un jour rééquilibrer les comptes. En attendant, de Genève à Tokyo, de Brisbane à Dubaï, elle sillonne la planète, icône glamour et artificielle d'un monde fatigué par le trop-plein des désirs. À travers un destin singulier, Joseph Incardona revisite le mythe de la sirène et nous donne à voir une humanité en passe de perdre son âme.
Nourrices, Séverine Cressan, Dalva, 21,50€
Un premier roman français exceptionnel qui évoque immédiatement l'univers de Franck Bouysse dans Né d'aucune femme , Cécile Coulon dans Seule en sa demeure ou encore Leonore de Recondo dans Amours . L'autrice donne vie à celle qui était toujours un personnage secondaire et pourtant omniprésent dans la littérature classique : la nourrice. Dans ce village, c'est du corps des femmes qu'on tire l'argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle comme tant d'autres une "petite de la ville". Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire. Elle ne pourrait veiller sur ces trois nourrissons et quand celle dont elle a la garde meurt dans son sommeil, elle n'hésite pas à échanger les bébés. L'enfant mystérieuse prend la place de Gladie, cette petite fille qui lui avait été confiée... Avec ce premier roman sensuel et bouleversant, Séverine Cressan révèle les rouages troublants d'une industrie méconnue. Dans ces pages inoubliables, elle nous entraine dans un univers où la nature et l'enchantement ne sont jamais loin et réinvente l'histoire de ces mères invisibles.
Quatre jours sans ma mère, Ramsès Kéfi, Philippe Rey, 20€
Un premier roman poignant sur la fugue d'une mère, qui va métamorphoser sa famille. Un soir, Amani, soixante-sept ans, femme de ménage à la retraite dans une cité HLM paisible en bordure de forêt, s'en va. Pas de dispute, pas de cris, pas de valise non plus. Juste une casserole de pâtes piquantes laissée sur la cuisinière et un mot griffonné à la hâte : " Je dois partir, vraiment. Mais je reviendrai. " Son mari Hédi, ancien maçon bougon, chancelle. Son fils Salmane s'effondre. À trente-six ans, il vit encore chez ses parents, travaille dans un fast-food, fuit l'amour et gaspille ses nuits dans un parking avec son meilleur ami, Archie, et d'autres copains cabossés. Père et fils tentent de comprendre ce qui a poussé le pilier de leur famille à disparaître. Alors que Hédi réagit vivement, réaménage l'appartement, enlève son alliance, Salmane met tout en oeuvre pour retrouver sa mère. Son enquête commence, avec de maigres indices - une lettre, un chat tigré, une clé rouillée -, et remue un nombre incalculable de regrets. Il pressent que ce départ est lié à l'histoire de ses parents, orphelins émigrés de Tunisie. Il devine aussi que l'événement va tous les transformer, surtout lui, Salmane, qui voit enfin advenir son passage à l'âge adulte. Dans ce premier roman plein de verve et de sensibilité, Ramsès Kefi compose une fresque intime et sociale, où le quartier ouvrier de la Caverne est à lui seul un personnage, avec ses habitants pudiques, son PMU d'antan, ses reproductions de bisons sur les murs... Ce texte est un chant d'amour aux mères qui portent le poids de leur famille, sans bruit et sans reconnaissance, aux hommes fragiles, impétueux mais débordant de tendresse, à ceux qui ont le courage d'aller chercher dans le passé les remèdes aux maux du présent.
Le désir dans la cage, Alissa Wenz, Les Avrils, 22€
Paris, 1865. Dans l'appartement des Bonis, personne ne touche au piano. Mais à sept ans, Mélanie s'y aventure, apprend à jouer. À dix-huit, elle est repérée par César Franck qui lui propose de rejoindre le Conservatoire. Alors, Mélanie peut rêver. Elle se voit pianiste, « compositeur ». Elle progresse, fréquente Debussy, Satie, signe bientôt ses premières oeuvres et fait la rencontre d'Amédée-Louis Hettich, poète et chanteur. Ensemble, ils créent. Plus que tout, ils s'aiment. Mais les parents de Mélanie préfèrent la marier à un riche industriel. Alors, déchirée entre ses obligations d'épouse et de mère, les conventions de l'époque et la passion qui gronde, Mel s'obstine. Et jusqu'à son dernier souffle, invente sa musique.









