Herbier du souvenir
C'est un roman qui parle de deuil, et pourtant pas une seule page pour nous plonger dans la tristesse. Bien au contraire, c’est la lumière, la joie, la sérénité qui émergent de ce texte. Deux ans après la mort de son frère atteint de schizophrénie, un homme se remémore leurs souvenirs communs. Des souvenirs toujours en lien avec la nature, omniprésente, magnifique, toujours prétexte à méditer et philosopher. Un roman pour un retour au calme et à la contemplation, l’écriture est superbe, chaque mot, chaque phrase est à sa place. On ne plonge pas dans ce roman comme dans n’importe quel roman. Il ne se passe rien, il n’y a pas d’histoire, cela peut être déroutant. Mais on n’est pas obligé de le lire d’une traite, un chapitre de temps en temps pour mettre le monde en pause, c’est bien aussi !
Jean-François Beauchemin est québécois. Il avait publié précédemment « le roitelet », histoire d’un frère Schizophrène. Ce roman peut être lu comme une suite, ou complètement indépendamment.
Jean-François BEAUCHEMIN Québec Amérique
Résumé éditeur :
Deux ans après la mort de son frère, qui souffrait de schizophrénie, un homme revisite leur histoire commune au fil de son quotidien. Grâce à l'amour de ses proches - sa femme Livia, leur vieux chat Lennon, la voisine madame Vermeulen -, grâce aussi à l'intarissable splendeur du monde, il réapprend doucement la joie. Son témoignage prend ici la forme d'un herbier, c'est-à-dire d'une collection de souvenirs semés puis recueillis dans la vaste vallée fleurie de sa mémoire, et destinés, comme dans les albums photos, à une certaine immortalité.
La mort d'un être aimé est presque toujours un éboulement. Mais cette dégringolade de pierres favorise sur la pente dévalée, labourée par le mouvement impétueux du matériau, la poussée prochaine de nouvelles fleurs. C'est de cette reconfiguration d'un certain sol de l'esprit, de l'âme, des sens, de la volonté et du destin lui-même que sont nées les pages qui commencent ici. Voici la chronique d'un retour au calme, une histoire où perce sur quelques rameaux printaniers le bref bourgeon des souvenirs. Une évocation dont la manière d'être, la disposition générale s'apparentent à celles d'un jardin aux pétales peut-être abîmés, mais exposés à nouveau aux chauds rayons solaires. Voici le récit d'un chagrin apaisé

